Un an aux ponts…

Sur les forums prépas, je suis récemment intervenu pour donner mon opinion sur l’École nationale des ponts et chaussées (ou École des Ponts ParisTech pour les impies), un an après mon intégration :

Commençons par le niveau : les Ponts, c’est une école avant tout dur à obtenir ; c’est la troisième école la plus sélective des concours, derrière l’X et les mines. La population et le niveau s’en ressent ; il y a énormément de Louis-Le-Grand et de Sainte-Geneviève (la moitié de la promo), et les cours sont relativement délicats à valider. Des comparaisons ont été faites avec des centraliens et un supélécien : en première année, il semble que nous travaillions bien plus, dans un laps de temps bien plus réduit. En ce qui me concerne, je travaillais plus que des personnes qui, en prépa, travaillaient plus que moi. Les cours sont également d’un niveau assez difficile, et mes notes ne sont au fond que très rarement supérieures à 12 ou 13 ; ce qui a suffit à me positionner dans le premier quart de la promo.

Les enseignements, quels qu’ils soient, sont très orientés mathématiques. Tout est reformulé, mis en équation, et étudié. En première année, a part de l’analyse est très importante, et de bon niveau ; il y a de nombreux cours, mécanique, économie (avec un professeur extraordinaire), informatique (très divertissant, au premier cours, vous aurez déjà programmé un ping-pong), etc., etc. Dès la seconde année, on choisit un département (il y en a six, en résumé : mathématiques informatiques | génie civil | mécanique matériaux, ville transport | économie finance | industrie). La moitié du cours sont ceux du département, le reste, on choisit dans tous les cours de l’école, et le choix est très diversifié. Il y a très peu d’enseignements concernant la chimie, l’électricité, et les télécommunications. En revanche, il est possible d’aller à l’ENSTA en deuxième année pour pallier ce manque.

Le gros point fort des ponts, c’est la qualité de vie : bâtiment tout neuf, matériel informatique récent, classes très réduites (15 personnes max). Un élève coûte 90000€ par an (troisième plus haut chiffre derrière les mines, principalement à cause de l’emplacement, et l’ena, à cause des avions et simulateurs), ce qui peut donner une idée de la qualité de notre environnement. Les stages sont payés, et des bourses très importantes sont mises en place dans le cadre des stages (souvent plus de mille euros), et nous avons beaucoup de séminaires et de voyages (trois mois en Chine en fin de 1A, nous partons au Burkina à la rentrée, et j’aurai une semaine quelque part en Europe en novembre…), là encore pris en charge par l’école dans leur quasi-totalité ; au niveau des sports, c’est excellent aussi (nous avions un professeur de tennis pour trois personnes), et également pour les langues (une très grande gamme, et on peut faire autant de langue qu’on le souhaite, sachant que deux sont obligatoires).

Au niveau des débouchés, nous sommes d’après l’expansion l’école avec le meilleur salaire à la sortie, et trois ans après la sortie ; le département finance gonfle le chiffre, mais il est vrai que regarder la carrière des anciens montrent que les perspectives sont excellentes. L’école a de très nombreuses entreprises partenaires (elles donnent de l’argent, offrent des stages, et embauchent). Il y a aussi énormément de possibilités de cursus à l’international, et notamment à Harvard, Berkeley, MIT, l’Imperial College, qui sont somme toute accessibles aux étudiants motivés.

En ce qui concerne les points faibles, il y en a : si les promos sont très petites (130 personnes), cela permet d’un côté une très bonne ambiance, mais de l’autre, il n’y a pas une variété de clubs et d’associations aussi large que dans une centrale (mais les associations présentes débordent d’énergie). Il faut également savoir que l’école est à Champs sur Marne, juste à côté du RER. Comptez quinze minutes pour aller à Paris, vingt pour aller à Disneyland. Enfin, si une résidence pour les deuxièmes années est inaugurée cet été (et elle promet), celle des premières années n’est pas extraordinaire.

Quelques points forts qui me viennent enfin : les fêtes organisées dans le hall de l’école sont extraordinaires (la dernière rassemblait 3000 personnes, le WEI est gratuit et de qualité, la boulangerie à côté est la meilleure que je n’ai jamais connu. Le cursus, bourré de séminaires, de voyages, de stages, n’est jamais ennuyeux. Enfin, nous avons une cantine  de style « restaurant d’entreprise », et le repas est presque gratuit si l’on prend garde.

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La place de l’axe du mal

Il m’a été très difficile d’aller voir les plus grands pavillons nationaux de l’exposition universelle. Le pavillon chinois s’obtient sur réservation (et il fallait arriver vers sept heures du matin pour en obtenir), le pavillon américain compte deux heures d’attente, le saoudien près de sept…

Aussi, plutôt que de gâcher une journée, le mieux est encore de se balader pour profiter de l’architecture merveilleuse de plusieurs centaines de bâtiments, et de visiter les petits pavillons.

Bien caché, dans le coin de la zone E, se profile les pavillons nord-coréen, myanmar, kirghize et iraniens. Cette petite place, surnommée « la place de l’axe du mal » par les journalistes étrangers, est en réalité surprenante à visiter. Si les pavillons iraniens et myanmar se contentent de montrer des curiosités linguistiques, ceux de la Corée du Nord et du Kirghizistan sont pour autant bien plus intéressants.

Concernant le pavillon de Kirghizistan, une vidéo montrant la gloire de l’armée du pays tourne en boucle : des chanteurs souriants sont devant des soldats, parfaitement alignés, une main sur le torse, et regardant le soleil, tandis que d’imposants chars circulent, un drapeau du pays dans le vent.

Dans le pavilion de la Corée du Nord, vous pouvez acheter un grand nombre de souvenirs, depuis les livres de Kim Jong-il aux affiches de propagande, en passant par les pin’s, timbres (dont certains vantent l’aviation française), ou photographies. Je me suis contenté d’acheter un petit drapeau, pour soutenir ce régime en proie à des difficultés financières (et plus vraisemblablement dans le soucis de décorer ma chambre l’année prochaine). Fontaine, photographies qui semblent dater des années 60 de Pyongang, datant vraisemblablement de la même époque. Les effets vidéos semblent datés des premières cassettes VHS, la qualité des images nous indique que celles-ci ont été tourné il y a au moins une vingtaine / trentaine d’années. Quant aux personnes présentes dans le pavillon, la qualité de leur anglais et de leur mandarin ne permet pas de se tromper : ce sont des Chinois, et non pas des Nord-Coréens qui tiennent le pavillon.

L’occasion de rappeler que plus d’un tiers de la population mondiale vit toujours dans des régimes autoritaire, que moins d’un tiers vit dans des démocraties… dans laquelle la France n’est pas si bien placée.

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Premiers pas à l’exposition universelle

Tout comme près de 400 000 personnes, je suis aujourd’hui allé à l’exposition universelle 2010 de Shanghai.

Après une semaine d’ouverture avec très peu de monde (car réservé aux officiels), l’exposition commence à prendre de l’ampleur, et le nombre de visiteurs y est très élevé. J’avais tenté de choisir un jour de pluie en espérant que la foule y soit moins dense ; j’avais raison, mais une différence de quelques dizaines de milliers de personne n’est pas sensible.

Et pour cause, la superficie de cette exposition est gigantesque :

Plan de l'exposition universelle de Shanghai

Je consacrerai plusieurs articles sur cette première journée à l’exposition universelle… première, car j’y retournerai ! Malgré une marche intense durant près de onze heures, je n’ai même pas pu visiter un dixième de l’exposition…

Voici quelques images de l’aperçu général de quelques principaux bâtiments de l’exposition. La batterie de mon appareil-photo ayant oublié de se recharger par elle-même cette nuit, je n’ai malheureusement que peu de photographies, et aucune de mon après-midi ensoleillé.

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LaTeXila, latex sous gnome… enfin !

J’ai pris connaissance il y a quelques jours d’un logiciel particulièrement prometteur, LaTeXila. Le principe est simple, pouvoir coder agréablement en LaTeX dans un environnement Gnome, par défaut dans les systèmes Ubuntu ou Debian.

Le logiciel permet de faire tout ce que je peux lui demander : ajouter du code, le compiler, afficher les messages d’erreur. J’avais précédemment présenter le plugin pour gedit, mais celui-ci est déjà à mes yeux très largement surpassé pour plusieurs raisons :

  • La compilation n’utilise pas rubber mais les commandes usuelles de latex à pdflatex ; il y a des gains de performance évidents
  • Il est possible de compiler en une touche (F7 pour le PDF), et de l’afficher (F8). Mieux, si votre fichier PDF est déjà ouvert, celui-ci se recharge automatiquement ; il est ainsi possible d’avoir très rapidement une idée du rendu
  • Il est en français… (et développé par un Français, ceci explique cela)
  • Il est léger
  • Plus aucun plugin ne vient alourdir gedit, qui en devient léger également

S’il fallait faire quelques critiques, qui sont bien minimes pour son jeune âge, je dirai que le nom n’est pas extraordinaire, et que son icône, ne suivant aucune des recommandations tango, s’intègre très mal dans mon thème utilisant gnome-brave.

Néanmoins, je lui souhaite longue vie !

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Installer Skype sur Debian 64 bits

Skype est un logiciel propriétaire, et les versions linux (actuellement en 2.1β) sont à des années lumières des versions windows (5β) ou même mac (2.8). Le code source étant bien évidemment fermé, le logiciel n’est compatible avec aucun autre, et si des binaires sont manquants pour votre système d’exploitation, il est impossible de le compiler pour votre propre utilisation.

C’est malheureusement le cas pour debian dans sa version 64 bits, et il faut un peu d’astuce pour parvenir à l’installer.

Commençons tout d’abord par installer le paquet depuis le site officiel, compilé pour ubuntu 8.10 version 64 bits (vieux de deux ans déjà), à l’adresse suivante.

En attendant que le téléchargement soit terminé, nous pouvons installer quelques librairies nécessaires :

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# apt-get install ia32-libs ia32-libs-gtk \
libqt4-core libqt4-gui

On installe alors le paquet téléchargé :

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# dpkg -i  skype-ubuntu-intrepid_2.1.0.81-1_amd64.deb

En lançant skype depuis la console, on s’aperçoit que ceci se lance normalement, mais ne parvient pas à se connecter ; l’erreur suivante est affichée :

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Inconsistency detected by ld.so: dl-open.c: 611: _dl_open: Assertion `_dl_debug_initialize (0, args.nsid)->r_state == RT_CONSISTENT' failed!

Exécutez (thanks to Palgone) :

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# chmod a-r /usr/lib32/libpulse{-simple.so.0.0.2,.so.0.8.0,common-0.9.15.so}

Le tour est joué !

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Debian : installation d’alphabets et de polices exotiques

L’apprentissage du chinois, et la consultation fréquente de pages concernant des pays étrangers m’ont rapidement sensibilisé à l’existence d’alphabets (et de caractères, puisque de nombreux dialectes, tel que le mandarin, s’écrivent traditionnellement sans alphabet) exotiques, qui ont longtemps été un peu ignorés par le monde de l’informatique. L’encodage unicode permet aujourd’hui d’afficher la très grande majorité de ces caractères, encore faut-il que des polices soient installées sur l’ordinateur. Dans le cas contraire, des carrés (sous debian) ou losanges (sous windows) apparaissent.

Vous pouvez faire le test pour voir quels dialectes sont présents sur votre ordinateur.

Par défaut, de très nombreuses polices sont manquantes. Utilisateur de debian, voici une commande trouvée sur wikipédia et complétée par mes soins pour améliorer l’affichage du chinois, permettant la lecture de très nombreux dialectes (la commande devrait également fonctionner sur ubuntu) :

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apt-get install ttf-arphic-gkai00mp \
ttf-arphic-bkai00mp ttf-arabeyes \
ttf-dejavu ttf-farsiweb \
ttf-indic-fonts ttf-junicode \
ttf-mph-2b-damase ttf-sazanami-gothic \
ttf-tmuni ttf-khmeros \
ttf-sazanami-mincho ttf-bengali-fonts \
ttf-malayalam-fonts ttf-tamil-fonts \
ttf-unfonts-extra ttf-alee \
ttf-uralic ttf-opensymbol \
ttf-freefont ttf-arphic-ukai \
ttf-arphic-uming ttf-arphic-bsmi00lp \
ttf-arphic-gbsn00lp

Les polices suivantes sont installées :

Concernant les autres systèmes d’exploitation, je vous invite à consulter la page suivante.

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Un an après Faidherbe, et à dix-mille kilomètres de là…

Les résultats des admissibilités aux concours Mines-Ponts et Centrale-Supélec viennent de tomber, et me font réaliser que cela fait déjà bientôt un an que j’ai quitté les classes préparatoires. D’un certain point de vue, je suis tenté de dire que cela passe vite, mais en réalité, j’ai l’impression d’avoir quitté le lycée Faidherbe il y a dix ans de cela.

J’ai terminé mes concours le 19 juillet 2009, pour intégrer un mois plus tard l’école nationale des ponts et chaussées ; je suis actuellement en Chine, à l’université de Tongji, pour effectuer des recherches en sciences environnementales dans l’agglomération de Shanghai. Et depuis tout ce temps, je n’ai plus raconté grand chose ici…

Il y a plusieurs raisons à cela :

  • Facebook est un outil bien plus rapide et efficace pour raconter ses aventures et donner des nouvelles, et on a bien plus la sensation d’y être lu,
  • Si écrire un article sur le journal était une pause bienvenue en classe préparatoire, j’ai ici bien plus d’activités chronophages, au détriment de ce site
  • Je ne suis plus taupin

Aujourd’hui, je m’aperçois que ce journal est allé dans une mauvaise direction, que les vieux articles ne me ressemblent absolument pas, et pourtant j’aimerai à nouveau écrire ; plusieurs raisons m’y poussent :

  • Si facebook semble être un bon moyen pour véhiculer des idées, il ne permet pas d’y rencontrer de nouvelles personnes (ce qui était le cas avec ce journal) et de donner des informations à des personnes que l’on ne connaît pas,
  • Si l’école d’ingénieur n’est pas forcément un sujet de discussion sans fin, rien ne m’empêche de parler d’autres sujets, et notamment d’informatique

J’ai cependant décidé de continuer sur le même journal ; les anciens articles ne sont pas tous si inintéressant, je pourrai continuer de parler de la classe préparatoire après-coup (ce qui permet je l’espère de prendre du recul, ce qui n’était pas le cas il y a deux ans, lorsque les articles étaient écrit entre deux devoirs). Cela me permettra enfin de ne pas me priver du large public qui tombe sur ce site tous les jours.

Je suis passé sous WordPress pour rédiger le journal ; je vais refaire un design, mais cela prendra du temps. Vous devrez vous contenter de l’actuel en attendant.

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Le couloir de la mort

Tout a-t-il changé à Faidherbe ? Non ! Fort heureusement, certaines choses semblent être immuables : les alarmes incendies plus fréquentes que les sonneries de cours, l’amour de M. Carpentier pour le créneau horaire 11H55 – 12H15, les douches et dégondages, la bêtise des HEC, les queues de la cantine, l’inutilité des khâgneux, les pommes de terre de la cantine, les rondes de Madame K le jeudi soir…

Mais malgré les changements, les rénovations, quelque chose n’a pas changé depuis que je l’ai connu (et habité pendant un an): le COULOIR DE LA MORT.

Le couloir de la mort, ou troisième étage du bâtiment G

Dit comme ceci, cela peut-être inquiétant. En réalité, notre couloir de la mort n’est rien d’autre que le troisième étage du bâtiment G. De mon temps (en 214 A.X.), il était inutile de rajouter “du bâtiment G” si l’on parlait du troisième étage, cela allait de soit.

Cet étage était (et reste, aujourd’hui encore) le dernier étage non rénové des internats faidherbards ; il se trouve que, de mon temps, il était occupé par les garçons de PCSI (et quelques MPSI isolés), réputés plus fêtards et perturbateurs que les autres.

Cet étage était dans un état déplorable ; encore cette année, une porte vitrée de douche s’est écroulée sur l’une de mes bizûthes prenant sa douche.


Comme le montrent les photos, l’état des chambres était assez médiocre. La pire d’entre elle était une chambre surnommée Sangatte. La raison en est simple: les quatre occupants de la chambre étaient étrangers, et celle-ci était dans un état pitoyable. Au bout de quelques semaines, celle-ci est rapidement devenu insalubre : de vieux plats gisaient par terre, au milieu des cours et des papiers. En novembre, l’administration a finalement décidé d’évacuer la chambre, et de la fermer à clef pour rénovations.

Par magie (!), il a été possible à certains de pénétrer dans la chambre par la suite, et de prendre les photos suivantes (avec, fort heureusement, parfois un peu de mise en scène):




Derrière cette dernière photo se cache une histoire amusante: au milieu de la nuit, l’une des attaches du lit du dessus avait lâché, et l’étudiant du dessus est tombé sur celui du dessous (si vous avez trouvé l’inverse, vous avez fait une erreur d’orientation). Par la suite, ceux-ci ont continué de dormir sur le-dît lit, les deux étant recroquevillés dans le coin le plus sûr.

En ce qui concerne le trou dans le mur, celui-ci est le souvenir de l’un des nombreux douchages survenus dans cette étage. Qu’est-ce qu’un douchage ? Voici un schéma en image de synthèse pour vous faire comprendre le procédé (l’auteur tient à préciser qu’il n’a jamais été impliqué dans de tels comportements, qu’il juge par ailleurs inadmissibles):


Une autre cérémonie, très courante également, est celle du dégondage : voici une seconde image de synthèse. Le visage du modèle ayant participé à la simulation a été masqué, de peur que l’on puisse imaginer qu’il ait pris part à de tels événements, qu’il juge par ailleurs inadmissibles:


Notons que l’administration a par ailleurs déclenché un important dispositif pour enrayer cette tradition immonde : toutes les personnes ayant été dégondées ont eu des permanences supplémentaires et des rapports.

Le couloir du troisième étage est vite devenu un lieu dangereux : voici une image (non truquée malheureusement), présentant un PO errant après la journée Panthère Rose (le visage a été flouté) :


En prépa, on vit des choses formidables…

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Forum des écoles

Chaque année, les infinis fraîchements intégrés reviennent l’espace d’une journée pour présenter leurs écoles aux bizûths admiratifs, et aux khârrés inquiets. Il faut avouer qu’en sup ou en spé, les taupins ne connaissent pas grand chose des grandes écoles. Celles-ci ne sont que des noms, plus ou moins prestigieux, et il faut aller à la rencontre des élèves pour ne pas avoir à faire confiance aveuglément aux classements de magazines lors de la constitution de la liste de vœux. Pour les infinis, c’est aussi la grande joie de revoir ses camarades de malheur prépa le long d’une longue journée ; nous ne nous étions pas revu depuis le départ aux oraux, en juin dernier.

Le lycée Faidherbe m’avait manqué ! Peu après neuf heures, j’ai bu le mythique café faidherbard qui nous était proposé avec presque la larme à l’oeil (mais peut-être pas uniquement à cause de l’émotion).

De 10H00 à 17H00, j’ai donc fidèlement tenu mon stand “Ponts et Chaussées”, entre l’ENSTA et Centrale Lille. C’est un travail très pénible: il consiste à répéter plus ou moins la même chose, et répondre aux mêmes questions:

- “A l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, vous faîtes autre chose que des Ponts ?”

- “Vous y faîtes quoi, aux Ponts et Chaussées ?”

- “Vous ne faîtes que du génie civil ?”

- “Est-ce que vous faîtes du génie civil ?”

J’ai donc pu m’amuser, pendant une journée entière, et répéter que “l’Ecole des Chaussées est la plus vieille école d’ingénieur civile du monde ; elle a été fondée plus d’un siècle avant la révolution industrielle, et à cette époque, il n’y avait pas grand chose d’autres que des ponts et des chaussées à construire, ce qui explique le nom”.

Les élèves arrivés à 10H00 ont pu voir un discours passionné ; ceux de midi auront notés une légère baisse dans la motivation. Ceux de 16H30 se seront fait accueillir par un bref “Si vous avez des questions à poser, n’hésitez pas…”

A 17 heures, nous avons été invité en G006 où nos chers professeurs de PSI* nous attendait avec notre dernier apéro merci à eux ! Preuve de notre attachement, ceux-ci n’ont pas réussi à nous mettre à la porte avant 18H20. Petite déception toutefois ; notre professeur de S2I n’a pas pu venir ce vendredi.

Le temps de partir sur Lille pour un repas de khlâsse (où nous avons croisé des membres du KB des promotions 207 à 209), de se balader dans les rues Lilloises, de se faire traiter de “cul de paille” par de jeunes racailles devant les halles, de rentrer sous la bruine après le dernier métro… et me voici, au matin, reparti vers Paris.

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Retour à Faidherbe !

Vendredi 20 novembre 2009 a eu lieu l’éternel Forum des Ecoles de Faidherbe. Ayant un jeudi après-midi vacant, j’ai pu prendre le premier TGV en direction de Lille-Flandres, et remonter dans le Nord pour la première fois depuis mon départ pour les oraux, en juin dernier.

Que d’émotions ! La sinistre banlieue nord parisienne fait rapidement place aux champs picards, puis aux terrils, et enfin aux maisons en brique rouge qui annoncent la métropole lilloise.


Le temps d’acheter quelques tickets de métro verts, de s’engouffrer en direction de Saint-Filibert, et de m’élancer depuis Porte de Douai vers le lycée. Mes khârrés 215 préférés forment un petit comité d’accueil ; il m’est demandé de raconter ma vie devant les bizûths 216 ravis de prolonger leur éternelle pause du jeudi.

Avec plusieurs infinis PSI*, nous rendons visite à Desrouss’ et JPB, nos chers profs de spé durant la séance de TIPE. Un kebab et un repas à base de pomme de terre à la cantine plus tard, après avoir visité quelques internats, je pars me coucher pour me préparer à l’épreuve du lendemain… le forum.

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